LA LOI ZERO PHYTO
 
Depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé, du nom du parlementaire écologiste du Morbihan, est entrée en vigueur. Elle prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires (pesticides, herbicides, fongicides…) par l’Etat, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts, voiries. Le 1er janvier 2020, les cimetières et les terrains de sports seront également concernés et, depuis le 1erjanvier 2019 les produits phytosanitaires sont interdits à la vente aux particuliers.
 
DESHERBER SANS DESHERBANT
 
Les techniques alternatives préventives et curatives au désherbage chimique sont désormais utilisées pour l’entretien des espaces communaux (ruelles, trottoirs, caniveaux, places, cimetière).
Depuis 2017, la commune de Prunay s’est équipée d’un désherbeur thermique à gaz et d’un réciprocateur (outil à 2 lames contre rotatives assurant la coupe) en plus du roto fil déjà existant.
 
Si au bout de la 3ème année les effets se font sentir dans le bourg, il n’en est pas de même dans le cimetière car cette technique de désherbage mécanique ou thermique ne peut remplacer les 17 traitements chimiques en moyenne par an. Ces alternatives demandent beaucoup plus de temps que le simple épandage de pesticides.
A moins de multiplier les effectifs des services techniques ou à moins de faire participer les habitants eux-mêmes au désherbage de leur commune, il faudra nécessairement être plus tolérant envers les herbes spontanées. L’entretien d’un cimetière sans pesticides est plus coûteux : il nécessite plus de main d’œuvre et un nouvel équipement. Pour réduire les besoins en désherbage et le scepticisme des habitants, c’est toute l’image du cimetière qui doit se renouveler. La conception traditionnelle du cimetière minéral, où les plantes sont synonymes de défaut d’entretien, a fait son temps.
 
L’HERBE CA N’EST PAS SALE
 
Si une grande majorité est convaincue de la nécessité du « zéro phyto », il reste encore à faire accepter certains changements, essentiellement l’aspect visuel. Nous avons trop été habitués à voir des trottoirs sans herbe car « l’herbe, ça fait sale ».
 
LA COMMUNICATION POUR MOBILISER LES HABITANTS
 
La sensibilisation des habitants aux enjeux du « zéro phyto » est capitale : le cimetière, par exemple, est un lieu intime où un défaut d’entretien perçu est vite remonté en mairie. Les messages de communication doivent mettre l’accent sur la nouvelle conception du cimetière, où la nature est bienvenue, et où des plantes libres ne sont plus synonymes de négligence.
 
La transition du cimetière minéral au cimetière végétal s’opère doucement et il est envisageable que dans quelques années nos cimetières fassent de l’œil à nos parcs et lieux de promenades.

Zéro pesticides sur la commune

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